Actualités Marché Pour que la reprise n’échoue pas au pied d’un mur de dettes

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Pour que la reprise n'échoue pas au pied d'un mur de dettes

La reprise d'activité se confirme, entrainant mécaniquement une hausse des besoins en fond de roulement de nombreuses entreprises. En transformant les créances clients en cash immédiatement disponible, l'affacturage offre aux entreprises un moyen de financer leur reprise sans recourir davantage à un endettement qui s'est peut-être déjà fortement alourdi au gré des mesures de soutien mises en place.

Tout au long du deuxième trimestre, les entreprises ont fait de leur mieux pour gérer la crise. Outre le recours au chômage partiel, sollicité par plus d'un million d'entre elles, l'incendie a souvent été éteint par un report des charges fiscales et sociales, voire un report des échéances de crédit. Ces solutions de court terme se sont couplées à des solutions plus structurelles, avec notamment un recours aux prêts garantis par l'État (PGE) qui a dépassé les 120 milliards d'euros octroyés et plus de 500 000 demandes.

Un sauvetage de court terme réussi, au détriment du long terme

Ces actions immédiates, prises dans l'urgence, ont permis aux entreprises de sauvegarder leur trésorerie en évitant d'être à court de liquidités. Pour autant, la situation qui en résulte n'est pas toujours idéale. L'alourdissement des dettes s'est généralisé dans de nombreux secteurs, fragilisant les entreprises pour les années à venir. Dans certains cas, celles-ci doivent désormais assumer une hausse de leurs charges financières en plus d'une baisse de leur activité, impactant directement leur rentabilité et leurs cash-flows dans un environnement toujours incertain.

Face à cette situation, toutes les entreprises concernées cherchent les solutions les plus adaptées et les moins douloureuses pour faire face à la hausse de leur endettement. Certaines ont dû se résoudre à ajuster leurs budgets, leurs investissements ou leurs ressources, de manière à garder une structure viable dans un contexte difficile. Ce choix a néanmoins un défaut, celui de limiter leurs perspectives de croissance. En restreignant leur outil de production, y compris humain, les entreprises risquent en effet de ne pas pouvoir profiter pleinement de cette reprise qui semble se confirmer comme l'illustrent les récentes parutions de l'INSEE et de la Banque de France.

L'affacturage, une solution pour financer son BFR sans endettement

Pour éviter les effets négatifs d'un « coup de frein budgétaire », les entreprises peuvent se tourner vers des solutions alternatives ou complémentaires en cherchant d'autres leviers de financement.

L'une des solutions les plus adaptées dans ce contexte de reprise peut être le recours à l'affacturage. L'idée est simple : transformer l'ensemble des « créances clients » (c'est-à-dire les factures en attente de règlement) en trésorerie immédiate. L'entreprise passe pour cela par une société spécialisée, un « factor », à qui elle va céder ses factures. Le factor proposera à l'entreprise un règlement immédiat de tout ou partie de ces créances dont il est devenu propriétaire. De ce fait, le factor fera son affaire d'être payé par les débiteurs, dans les délais et les conditions qui avaient été convenus entre les parties. Comptablement, les factures cédées sortent de l'actif circulant, ce qui se traduira mécaniquement par une diminution du besoin en fonds de roulement (BFR) de l'entreprise, qui évitera de contracter des dettes supplémentaires pour financer ce BFR. On notera que moyennant une structuration particulière des opérations, cette décomptabilisation de l'actif circulant est également accessible aux entreprises qui auraient opté pour les normes comptables IFRS.

Les solutions d'affacturage s'adressent à la plupart des entreprises, pour autant qu'elles facturent d'autres entreprises, ou des administrations, y compris à ces entreprises qui vont se voir refuser l'octroi d'un prêt ou la renégociation des crédits en cours...

Un pilier fondamental pour faciliter la reprise

Malgré sa discrétion, l'affacturage a connu un fort succès au cours des dernières années, disputant désormais au découvert bancaire la première place des solutions de financement à court terme auprès des entreprises. Sa force est de pouvoir s'adresser aussi bien aux TPE qu'aux plus grandes sociétés, qu'elles soient en plein développement ou en situation de retournement, avec un véritable accompagnement de la gestion de leur poste-clients.

La période s'avère d'autant plus opportune que les délais de paiement ont été particulièrement bousculés ces dernières semaines, exposant au passage les entreprises à des risques importants d'impayés de leurs propres clients. Les factors et leurs palettes de services couvrant toutes les facettes du crédit interentreprises sauront intervenir, tant pour financer ce poste clients que veiller sur sa rotation et l'évolution de la solvabilité des débiteurs qui le composent.

Une enveloppe de 20 milliards d'euros pour aller plus loin

Cette expertise particulière a certainement permis aux factors d'obtenir des pouvoirs publics la mise en place d'une enveloppe de financement de 20 milliards d'euros, tout particulièrement dédiée au financement des bons de commande dans le cadre des dispositifs de garantie de l'État. Les factors savent acheter, gérer et financer des factures : ils peuvent tout naturellement intervenir en amont du cycle de facturation, en proposant aux entreprises de financer les bons de commandes qui se trouvent en nombre dans certains secteurs bien connus des factors comme l'industrie et accompagner ainsi le redémarrage graduel des entreprises. De fait, l'affacturage devrait constituer l'un des piliers de la reprise en cours, en permettant encore à de nombreuses entreprises de traverser cette année difficile, qui restera marquée par une récession exceptionnelle.